Arnaud L. - chef d’équipe à l'atelier de NAY

Arnaud, 28 ans, est originaire de Pau. Après un bac STI génie mécanique, il entame en 2008 une formation initiale militaire avec l’ambition de rentrer chez les commandos parachutistes. Les “paras” c’est sa passion tout comme le rugby. Plusieurs blessures viendront contrarier ses projets. Opéré aux membres inférieurs, le projet militaire n’est plus accessible et il poursuit ses études. Le BTS mécanique et automatisme industriel puis la Licence Pro l’amènent à réaliser des stages chez CANCÉ autour du thème de la maintenance des machines-outils. Il y trouve la possibilité de consolider l’option prise durant ses études, axée sur la gestion de projet et la production industrielle. Entre jobs d’été et alternance, il rentre chez CANCÉ avec en ligne de mire une foule d’idées à appliquer à l’atelier.

La rigueur et la pugnacité. Je sais écouter mais, si je suis convaincu, je ne lâche pas le morceau. La demi-mesure ce n’est pas pour moi. Je suis entier tout simplement.

Après mon stage je voulais intégrer une école d’ingénieur, mais l’entreprise CANCÉ m’a proposé d’occuper un nouveau poste de technicien des méthodes. J’étais dans la maintenance avec une vision d’amélioration, de performance et de sécurité, très motivé par le souvenir de la création d’un chariot de transfert automatisé du débit vers la peinture, installé lors de mon stage de BTS. Une fois en poste, je suis rentré dans tous les détails de la fabrication et j’ai terminé par seconder le chef d’atelier sur les projets d’améliorations. J’ai travaillé sur les postes à soudures en perfectionnant les potences, la distribution du fil, la torche aspirante, en fait tout ce qui permet d’augmenter la capacité et la sécurité. Et puis j’ai été missionné quelques mois à l’atelier de Buchelay dans l’ouest parisien pour apporter mon savoir-faire et gérer la création d’un service de maintenance. J’ai fait mes preuves à chaque étape et à mon retour de Paris je suis passé chef d’équipe à l’atelier de Nay. J’ai toujours cherché, et continue encore, à perfectionner mes compétences et à appliquer le principe d’amélioration continue auprès des hommes et des process.

Depuis 4 ans je suis chef d’équipe à l’atelier de Nay. C’est un métier physique, de beaucoup de présence auprès des équipes et de vigilance autour des machines et des flux. J’ai dû perfectionner la théorie et la pratique de la soudure afin de superviser le travail dans l’atelier sur cet aspect critique de la fabrication. L’atelier est d’ailleurs certifié et les soudeurs revalident régulièrement leur qualification sous le contrôle d’un ingénieur certifié que nous avons en interne. L’autre aspect critique, et que je connais bien, ce sont les machines. Les machines c’est ce qui marque le tempo dans l’atelier. Un retard sur la grenailleuse ou le débit et c’est toute la chaîne qui dérape. Donc je veille au flux et de par mon expérience en maintenance j’ai un avantage pour anticiper et résoudre les difficultés. L’atelier se trouve entre le traçage des pièces et leur transport vers le chantier. Ici à l’atelier nous ne voyons les bâtiments qu’en pièces détachées. Dernièrement je suis allé voir un ami en Guyane ce qui m’a permis d’être en contact avec la réalité de certains projets, que je transmets en retour aux équipes car ce n’est pas toujours simple de s’imaginer la finalité de notre travail. C’est important pour la motivation et j’affiche quand je peux des plans ou des photos de structures assemblées pour apporter une vision d’ensemble de certains projets.

CANCÉ représente beaucoup pour moi. Je n’ai pas pu poursuivre dans l’armée ou le rugby. Ces valeurs de rigueur, ténacité et réactivité je les transpose dans mon travail. Laisser son empreinte dans l’amélioration de différents processus et voir qu’avec les équipes cela donne de bons résultats, c’est un peu comme marquer des essais et les transformer.

RHArnaud01b